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LE MONDE ÉVANGÉLIQUE |
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Coin des leaders chrétiens
«Dieu résiste
aux orgueilleux mais il fait grâce aux humbles» 1
Pierre 5 : 5
Raymond
Lacombe
L’histoire des pharisiens est riche en enseignement pour nous les chrétiens. Plusieurs passages bibliques du Nouveau Testament les décrivent comme des gens religieux, sincères, pieux, gardiens de la moralité et de l’ordre, des qualités que, humainement, nous recherchons tous. Cependant, au regard de l’enseignement du Christ, ils ne sont pas des modèles à suivre parce que leur façon de penser et de se comporter reflète une réalité trompeuse. En effet, pour notre Seigneur Jésus-Christ, ce qui compte, ce n’est pas notre apparence de piété ou même notre comportement irréprochable; ce qui compte avant tout, c’est la disposition de notre cœur.
Dans deux paraboles distinctes : ″celle des conviés″ (Luc 14 : 7 à 11) et ″Le Pharisien et le Publicain″ (Luc 18 : 9 à 14), Jésus a mis en évidence le comportement du pharisien dans deux contextes différents. Et pourtant, dans les deux cas, il nous invite à tirer la même leçon : «Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé».
Dans la première parabole, le pharisien veut occuper la première place afin d’être vu de tous et aussi pour signifier l’importance de son rang. Dans la deuxième parabole, il étale au grand jour et à haute voix ses qualités afin de se faire remarquer. Dans l’un comme dans l’autre cas, Jésus-Christ a décelé dans la vie du pharisien le poison de l’orgueil : l’orgueil mondain d’une part et l’orgueil religieux d’autre part. Et n’allez pas croire qu’il s’agit là d’une simple histoire que Luc rapporte dans ces deux paraboles. C’est une histoire pour nous tous, une histoire par laquelle notre Seigneur Jésus-Christ veut mettre en garde, vous et moi, contre ce qu’on appelle le ″Pharisaïsme″.
Qu’est-ce que le Pharisaïsme ? «C’est le fait qu’on devient un pharisien dès qu’on refuse d’admettre qu’on pourrait l’être». Et c’est là un danger qui nous menace tous.
Revenons à la deuxième parabole, celle du Pharisien et du Publicain. Chacun de nous peut se reconnaître dans l’un ou l’autre de ces deux personnages, mais lequel ? Nous aimerions tous, certainement, ressembler au publicain. Peut-être même que nous pensons être un publicain. Or, si nous nous reconnaissons dans le publicain, il est fort probable que nous soyons de faux publicains, donc de vrais pharisiens. Ainsi, une des leçons que nous devons tirer de cette réflexion est qu’il ne s’agit pas pour nous de nous reconnaître dans tel ou tel personnage et d’essayer de nous justifier, mais d’être tout simplement ce que nous sommes aux yeux de Dieu. Et ce que nous sommes, ce sont des pécheurs à qui Dieu a fait grâce. Dans Éphésiens 2 : 8, l’apôtre Paul déclare : «Car, c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu». Au verset 9, il ajoute : «Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.»
Dans notre nature pécheresse, nous avons tous un Pharisien qui voudrait prendre le contrôle de notre vie chrétienne. Notre ego se plaît à recevoir les louanges des autres et à occuper la première place devant eux. Nous voulons tous être aimés et acceptés des autres. Nous essayons de nous élever en nous assurant que Dieu et les autres soient mis au courant de nos bonnes œuvres. Or, si nous voulons que Dieu nous élève comme lui en nous justifiant, il faut que, comme lui aussi, nous nous humilions devant Dieu et devant les hommes en prenant la dernière place.