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LE MONDE ÉVANGÉLIQUE |
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Coin des leaders chrétiens

La soif spirituelle
(1ère partie)
Marie Myrlène René
Jésus dit : « Quiconque boit de cette eau aura encore soif. » (Jean 4, 13)
En route vers la Galilée, Jésus s’était arrêté près de Sychar, une localité de Samarie. Comme il était fatigué, il s’assit au bord du puits de Jacob, le puits le plus profond qui alimentait les habitants de Samarie.
Comme d’habitude, les Samaritaines se rendaient ensemble à ce puits, à l’aube pour y puiser l’eau nécessaire pour la journée. Il était midi, lorsqu’une femme se rendit seule au puits chercher de l’eau, et c’est à ce moment-là qu’elle y rencontra Jésus qui lui demanda à boire.
La Samaritaine a agi par crainte des règles de sa société, mais brûlait en même temps d’un profond désir, celui de trouver une réponse à des questions fondamentales qui la rongeaient. Au cours de son entretien, elle a ouvert son cœur à Jésus. Les diverses questions qui la troublaient lui ont été adressées en cette occasion :
- Question d’ordre culturel : « Comment Toi qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi qui suis une femme samaritaine ? ».
- Question d’ordre matériel : « Comment peux-tu puiser ? ». Le puits est profond et tu n’as pas de seau.
- Question d’ordre spirituel : « Où devons nous adorer, à Jérusalem? ». (Jean 4, 9, 11,20)
La Samaritaine a trouvé une réponse aux questions culturelle, matérielle et religieuse qui la bouleversaient. Cette rencontre avec Jésus l’a enfin guérie et libérée des problèmes d’exclusion qu’elle a subis durant toute sa vie : « son sexe, ses origines ethniques et religieuses. »
« Seigneur, donne-moi de cette eau, afin que je n’aie plus soif, et que je ne vienne plus puiser ici. » (Jean 4, 15)
La demande de la femme samaritaine a été immédiatement exaucée. Elle a réellement accepté Jésus, la Source d’eau intarissable qui donne la vie, le pardon, la grâce, le vrai bonheur, la vraie joie et la paix intérieure.
Brusquement, sa vie avait changé grâce à l’acceptation de l’invitation salutaire de Jésus. En s’abreuvant à cette Source d’eau vive, la Samaritaine a été vivifiée, purifiée. Elle a ressenti dans tout son être une satisfaction totale à la soif de son existence.
Qu’en est-il de nos sociétés contemporaines ?
Sous l’aspect de la soif spirituelle, le besoin de se désaltérer, de boire à une source d’eau vive est aussi crucial dans une époque comme dans une autre.
Que cherchent l’homme et la femme d’aujourd’hui ?
La paix et la liberté ?
Jésus dit : « …Je vous donne ma paix, je ne vous la donne pas comme le monde donne… » (Jean 14,27)
La paix que le monde donne n’est pas une paix véritable. Elle est biaisée. Pire, elle est le plus souvent attachée à un nombre infini de conditions. Et ces conditions elles-mêmes, le monde les place sous ses bottes de telle sorte qu’elles se trouvent affectées, brisées au moindre moment de colère, d’insatisfaction que la société éprouve même quand l’individu n’y est pour rien.
La personne, une fois jugée, condamnée, puis libérée, recouvre une paix qui emprisonne son existence dans la crainte d’un trouble soudain, d’un rebondissement.
Ces ennuis qui reconduisent l’ex-pécheresse ou l’ex-pécheur à la case-départ, remettent son dossier à jour, mais avec le même péché pour lequel elle a été pardonnée, la peine ayant déjà été purgée.
Jésus offre cependant une liberté totale et inconditionnelle : « Si le Christ vous affranchit, vous serez réellement libres. » (Jean 8, 36)
Cette transformation radicale peut se produire chez vous si seulement vous ouvrez votre cœur pour recevoir l’amour de Dieu par sa Parole qui est Esprit et Vérité.
« …À tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle [la Parole] a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu. » (Jean 1, 12-13)
Passant de la nature humaine à la nature divine, le nouveau-né reçoit automatiquement son acte de naissance spirituel : «Tu es mon fils, [tu es ma fille], je t’ai engendré [e] aujourd’hui. » (Psaume 2, 7)
C’est pour ainsi dire que, hier, tu étais le pécheur, la pécheresse, fils et fille des ténèbres, mais aujourd’hui, tu es libre, fille et fils de la lumière, car « les choses anciennes sont passées et voilà toutes choses sont devenues nouvelles en Jésus-Christ. » (2 Corinthiens 5, 17).
À suivre.