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L’angle de  souveraineté absolue défini par Dany Laferrière

Par Marie Flore Domond


Dany Laferrière en séance de signature de son dernier ouvrage
Photographe : Jean Salomon André

Depuis la publication du dernier roman : «Je suis un écrivain japonais», beaucoup de gens opinent sur le fondement de cette nouvelle identité que Dany Laferrière s’est appropriée pour prolonger bruyamment l’existence de sa vie littéraire. Un de ses compatriotes peut-il avoir droit de citer !

Un titre insolite, une visibilité accrue de l’œuvre

Sacré Dany… Ce dernier déplace ici ou ailleurs

Comme la plupart du temps l’auteur, Dany Laferrière, dispose d’une nouvelle denrée au cœur des manifestations littéraires à grand déploiement, l’opportunité d’émettre ses avis ici et là par voie médiatique ne manque pas. Gare à ceux qui se laissent empêtrer   par l’embarras du choix ! Voyons voir l’impact des propos de ce dernier recueillis par un journaliste du quotidien Le Devoir en date du samedi 12 et dimanche 13 avril 2008.

Le journaliste Christian Desmeubles a signé : L’art poétique de Dany Laferrière – L’auteur publie Je suis un écrivain japonais, Explications. Avouons-le sur-le-champ,   le médium a bien accompli ses devoirs. D’ailleurs c’est son droit légitime d’être en quête de justification face à un acte insolite surtout perpétré par une personnalité d’influence. Le principal intéressé ne se fait pas non plus prier pour converser. Il y va d’une déclaration à l’autre qui, malgré leur expression poétique de complaintes révèle plus que jamais le sens dramatique de l’auteur.

Le ¨Je ¨ qu’emploie l’auteur  n’est pas si subjectif que ça…

Qualifiez-le comme vous voulez et autant que vous le  pouvez. Pointez-le en provocateur, audacieux, mais courageux, il l’est pour avoir osé évoquer, sans doute inconsciemment, le propos de souveraineté au sein même de la vieille capitale. C’est une satanée brèche qui était susceptible de réveiller de vieux démons au placard du monde politique. N’ayez pas l’air étonné comme s’il s’agissait d’une énormité ! Il a déjà été la cible de multiples procès d’intention. Ouf ! Il semble que cette fois l’interlocuteur l’a échappé bel. Alléluia ! Je vous le dis en vérité, je serais la première à revendiquer la présumée sagesse orientale qu’impose la nouvelle identité de mon compatriote.  Alors restons dans l’option de la souveraineté de l’écrivain selon la logique de Dany Laferrière. Après tout, si l’écrivain a un projet d’éternité à travers la transmission de ses mots, il est tout à fait possible qu’il soit souverain.

 

Une œuvre tribune des messages paraboliques

Que doit-on retenir de cette frappante dénonciation rapportée par le journaliste Desmeubles ? « Être étiqueté sur quelque chose qui est le point focal de la création est une chose absolument incroyable… Que je sois un écrivain migrant dans les anthologies me tue, tonne-t-il. C’est absurde ! Parce que ça ne veut rien dire. C’est un espace de liberté, qu’on se le dise ! Tout le reste, ce sont des choses qui se mettent dessus.» Ce point de divergence signifie-t-il que l’auteur estime qu’il n’est pas apprécié à sa juste valeur ? Renie-t-il quelque peu son statut de migrant ! L’auteur souhaite t-il l’abolition de la classification des créateurs littéraires en fonction de leur origine respective ?

L’écrivain offre de son mieux, les lecteurs reçoivent du mieux qu’ils peuvent, les médias rendent  leur reconnaissance à leur guise.

Dany en Série est un autre article de circonstance de la même édition qui est rédigé par une autre collaboratrice du Devoir. Tout en humour, la journaliste décrit la concrétisation de l’œuvre comme un cadeau et renchérit : «Un vrai cadeau. Tout enrubanné de rire, et de légèreté. Extrêmement coloré. Impossible de résister.»

Tout compte fait, d’autres points d’extension et de perturbation sont soulignés dans les publications concernées. Cependant, pour accroître votre plaisir de lire, n’est –il pas mieux de vous laissez les découvrir…
La tête pensante du Salon international du Québec
et les deux  membres exécutifs de la
délégation de Montréal.

 

 

 

 

 

 

 

 

Au centre, monsieur Philippe Sauvageau, président-directeur général du Salon international
du livre de Québec. Aux deux extrémités, de gauche à droite, Rodney Saint Éloi, éditeur de
Mémoire d’encrier et Frantz Benjamin, président du Conseil Interculturel de Montréal également
directeur de l’organisme "Société Paroles"

 

 

 

 

 

 

 

 


Mise en page : Jean Salomon André
Courtoisie de PHOTO TROPIQUE

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