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Articles divers
DESSALINES À LA SALINE (2e partie)
L’aube de la révolution de l’indépendance
Le 22 août 1791, les esclaves de la région septentrionale de la colonie française met en scène une révolte qui donnera le jour à la révolution haïtienne. Bois Caïman, non loin du Cap-Français, Marque le coup de la plus spectaculaire réaction et l’ importance évolutive des événements révolutionnaires qui surviendront sur le champ de bataille lorsque Boukman, le fameux prêtre mystique, a émis l’appel à une lutte armée contre la barbarie des colons français. Suite à l’appel aux armes, dans quelques heures les propriétés de la région du nord étaient en flamme. La rebellions se propage immédiatement à travers la colonie entière. Boukman a été victimisé par sa prouesse. Capturé, il a été exécuté.
L’entrée en scène de Léger-Félicité Sonthonax en 1792 en tant qu’envoyé de l’Assemblée Législative Française n’allait pas changer grand-chose, puisque son objectif était de pérenniser le contrôle français, stabiliser la colonie et renforcer l’égalité sociale récemment garantie aux mulâtres par la Convention Nationale de France. Le 29 août 1793, Sonthonax fit un pas radical, il proclama la liberté des esclaves de la province du nord, mais avec des limites. En septembre et octobre, l’émancipation était étendue à travers la colonie. Le 4 février 1794, la Convention Nationale Française ratifia l’acte et l’appliqua à toutes les colonies de la région. En dépit de tout, les esclaves ne s’attroupèrent pas immédiatement sous la bannière de Sonthonax, pendant que les colons blancs continuèrent à combattre Sonthonax avec l’assistance des Bretons ( Anglais )
En même temps que la colonie est confrontée à une monstrueuse invasion par les Anglais, les esclaves rebelles émergent comme une puissante force militaire sous la direction de Toussaint Louverture, Jean-Jacques Dessalines et Henri Chistera. Toussaint, avec succès, a victorieusement repoussé les Anglais. Aux environs de 1798 Toussaint est devenu gouverneur de facto de la colonie. En 1799, il a vaincu le général mulâtre, André Rigaud qui contrôla la plupart de la région sud-ouest et refusa de reconnaître l’autorité louverturienne. Vers 1801 Toussaint gouverna l'île entière après avoir conquis la partie orientale qui fut sous le contrôle des Espagnols et proclama l’abolition de l’esclavage.
En 1802, Napoléon Bonaparte envoya une massive force d’invasion, plus de 45,000 hommes y compris des contingents allemands, polonais, espagnols et hollandais sous les ordres de son beau-frère, Charles Leclerc. Leclerc remporta des victoires. À l’aide de cette grande force expéditionnaire et d’un coup de pouce reçu des colons blancs et des mulâtres sous les ordres d’Alexandre Pétion, les Français se réjouissent de plusieurs victoires. Conscients de leur intenable sort, deux lieutenants de Toussaint : Dessalines et Christophe ont dans des pourparlers trouvé un accord avec les envahisseurs où ils se prêteront à l’invasion française. À ce moment là, Charles Leclerc invite Toussaint à négocier un accord : au lieu de négociation, Toussaint a été capturé et déporté en France où plus tard il rendra l’âme.
Le désir de Napoléon de restaurer l’esclavage dans les colonies déjà ivres du néctar de la liberté et la trahison de Toussaint par Leclerc ont forcé Dessalines, Christophe et Pétion à changer leurs fusils d’épaule. Convaincus qu’ils ne sont pas exempts de l’obstination de Napoléon, ils vont adopter une stratégie pour mettre fin à la fureur des blancs. Après la déportation de Toussaint, la méfiance et le mécontentement populaires s’articulent. Les chefs marrons : Sans-Souci, Makya et Sylla dans le Nord, Larose, Cangé et Lamour Dérance dans l’Ouest, la colère du peuple s’étend également dans le Sud. Leclerc répond par la répression : fusillade, noyade, pendaison, une décision qui va causer l’insurrection générale. En revanche, les anciens officiers et nouveaux libres se rallient derrière Dessalines et Pétion. Ils se décident de rejoindre les marrons pour mener la guerre de la libération. Dessalines, Chistera et Pétion en octobre 1802 de concert avec les révoltés livrent une guerre sans merci à Leclerc et ses hommes.
La guerre devient une lutte sanglante, d’atrocité et d‘usure : une stratégie de la nature, la saison pluvieuse qui verse plutôt de la fièvre jaune coûtant la vie à 24,000 soldats européens dont Charles Leclerc mis à part les 8,000 hospitalisés. Son absence, subséquemment, intronise Donatien-Marie-Josephe de Vimeur, Vicomte de Rochambeau. Rochambeau suggère à Napoléon de détruire 30,000 noires pour reconquérir la colonie en voie d’indépendance. Dans son désespoir, il se livre à des actes de violence gratuite : les Français brûlent vif 500 prisonniers, pendent, noient et font bouillir les noirs dans des chaudrons de mélasse. À Port-Républicain ( Port-au-Prince ), Rochambeau donne une soirée de gala où il invite les prééminentes mulâtresses y compris leurs époux. À minuit, il annonce aux femmes la mort de leurs époux.
Pour donner l’assaut à l’appétit des blancs pour le crime contre l’humanité, il faudra la formation d’une vraie armée indigène sous le commandement de Dessalines. Ceci demande de la planification :
1- Une réunion dans la Petite-Rivière de l’Artibonite qui décidera la direction à donner aux opérations dans le Sud et dans l’Ouest.
2- Le congrès de l’Arcahaie au cours duquel fut créé le bicolore haïtien ( le drapeau bleu et rouge ).
3- Dessalines dans une réunion au Camp-Gérard, dans la plaine des Cayes, invite tous les officiers du Sud à se serrer les coudes dans le but de mettre fin à la domination française.
Le premier novembre 1803, aux Gonaïves, Dessalines passe en revue plusieurs corps qui défilent pour se rendre aussitôt à Carrefour-Limbé, où, le 6 novembre 1803, il s’y rend lui-même en compagnie de trois escadrons de cavalerie. Une pluie diluvienne de neuf jours empêche ces hommes de quitter Carrefour-Limbé. Au cours de ce retard y arrivent les corps commandés par les généraux Capois et Cangé. Le général Géffrard vient avec les troupes du Sud. Le 15 novembre 1803, l’armée indigène part et s’arrête sur l’habitation Lenormand de Mésy, au Morne-Rouge. Là se trouvent réunis autour de Dessalines les généraux de division : Clervaux, Christophe, Vernet et Gabart et les généraux de brigade : Capois, Romain, Cangé et Jean-Philipe Daut, ainsi que leurs adjudants-généraux. Les demi-brigades sous leurs ordres étaient : 1e, 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e, 9e, 10e, 11e, 14e, 20e, 21e, 22e, 23e, et 24e, formant une masse de vingt mille hommes. La cavalerie était menée par Marcadieu ayant sous ses ordres les chefs d’escadron Paul Prompt et Bastien. L’artillerie était dirigé par Zénon et Lavelanet.
Pour avancer contre le Cap même, il va falloir balayer efficacement les postes ennemis du Haut du Cap. Du coup, le général en chef pense d’une manière rationnelle. Il faut donc agacer et menacer l’ennemi sur un point opposé. Par conséquent, Les généraux Christophe et Romains passent par le morne de la Vigie tout en écrasant les postes ennemis établis dans des remparts.
Ensuite, le reste de l’armée part à la conquête du Haut du Cap. Elle arrive en face des positions fortifiées de Vertières Bréda, Champain et Pierre-Michel. De grands blockhaus ( structure fortiori ) garnis d’artillerie sont installés sur ces dernières ; Vertières était dotée d’un bâtiment contrit en dur percé de meurtrière. Étant érigé sur un mornet, Pierre-Michel surplombe le tout.
Après avoir effectué une reconnaissance de la position de Bréda, Dessalines ordonne l’établissement d’une batterie d’artillerie à 200 toises ( ancienne mesure de longueur valant six pieds / près de deux mètres ) au cours de la nuit du 17 au 18 novembre 1803. Dans l’entre-temps, il reçoit de Christophe l’avis de son arrivée près du Cap ; et en contre-partie Christophe attendait l’attaque du Hat-du-Cap pour agir contre cette ville. Le 18 novembre au matin, la batterie était prête et dès lors exposée au feu de Pierre-Michel et de Bréda auquel elle répond aussitôt tout en balayant Bréda. Sur ces entrefaites, l’infanterie et la cavalerie étaient placées au long des routes qui mènent au Cap, et essuyaient tout le feu en provenance de Pierre-Michel.
Le combat de Verrière étant la dernière goûte qui fera couler le vase, envoie le signal de la défaite aux blancs, de la fête aux noirs. Les colons ont précipité leur fuite avant même le coup de grâce de la guerre. Le courage des généraux commandés par Dessalines : Capois, Clervaux, vernet, Gabart, Jean-Phillipe Daut et Cangé a fait taire les armes assassines des blancs. C’est fini de la guerre. L’esclavage n’est plus. Ah ! La vengeance est un plat qui se mange froid ( jou feuille tombé nan dlo, sé pa jou a li pouri ). N’ayant pas pu résister à la colère et à la vengeance des pauvres si longtemps opprimés, Rochambeau ordonne ses compatriotes d’évacuer la terre que les Français exploitaient et inondaient de sang noir.
Mis à part le geste de désespoir de Rochambeau, Dessalines ordonne ce dernier de capituler, et la coalition militaire européenne est vaincue. Suite au départ des matamores, Dessalines donnent aux Français la monnaie de leur pièce : quelque 2,000 Français sont massacrés au Cap-Français, 800 à Port-Républicain et 400 à Jérémie y compris la pendaison de 500 prisonniers blancs en raison de 500 prisonniers noirs brûlés vif par Rochambeau. Dessalines déclare : nous avons remis aux cannibales ce qui leur est dû, guerre pour guerre, crime pour crime, outrage pour outrage.
Le général polonais, wladyslaw Franciszek Jablonowski de la coalition militaire européenne, se distingue remarquablement dans la guerre contre les esclaves. Le fait qu’il fût partiellement africain, et soutînt les principes de la liberté, il rejoignit de concert avec 100 soldats de son contingent de 5,280 hommes la révolution des esclaves contre les Français. Par le fait, les Polonais étaient permis de séjourner sur la terre qu’ils avaient aidée à libérer. 400 d’entre eux choisirent d’y rester. Aujourd’hui, les descendants de ces polonais vivent à Casale, dans le département de l’Artibonite et à Fond Des Blancs, dans le Sud du pays.
Le dimanche 1er janvier 1804, le jour pour lequel beaucoup de sang était versé, est final arrivé. De grand matin, clairons et tambours résonnent à tous les échos. Enthousiastes, soldats et civils inondent les rues en un clin d’oeil. Le peuple afflue de toutes les campagnes et se réunit autour de l’autel érigé pour la cérémonie de la proclamation de l’indépendance. À sept heures, comme le soleil de la liberté, d’un vif éclat, resplendit sur la cité, entouré de ses généraux, Dessalines coudoie la foule en liesse et gravit l’autel de la patrie où dans un chaleureux discours il rappelle les tourments qu’avaient endurés les indigènes sous la domination Française. En conclusion, il s’écrie « jurons de combattre jusqu’au dernier soupir pour l’indépendance de notre pays », et ses lieutenants le proclament gouverneur à vie de l’Île. Le 1er octobre 1804, il fut couronné empereur sous le nom de Jacques 1er.
Certes, un nouvel État est né, Dessalines s’est débarrassé des blancs, mais, pour être criblé de balles par ses propres frères noirs au Pont-Rouge deux ans plus tard ( 17 octobre 1806 ). Hélas ! Blancs contre noirs ! Jaune contre blancs, soit. Noirs contre noirs ? Non.
Dessalines, le
luminaire
D’un exploit
liminaire
Aboutit dans un
tunnel sans lumière
Dessalines à la
saline.
L’indépendance sous
la dépendance.
Aimons-nous la liberté ? Nous soucions-nous du bien-être de notre nation ? En soyons-nous fiers ? Je crois que non. Il est évident que nous avons versé notre sang pour donner le jour à notre indépendance, mais, nous n’avons rien fait pour sauvegarder son honneur, convertir l’enfer de l’esclavage en bonheur. Au contraire, cela revient au même : ( mb x mn = mi)/misère blanche multipliée par misère noire égale misère d’ignorance.
Si la paix, suite à l’indépendance, ne régnait guère, la mort de l’empereur n’allait pas non plus changer la vie des Haïtiens. Par-dessus tout, nous serons dans peu de temps témoins d’une jeune nation morcelée en trois républiques : la république de l’Ouest gouvernée par Alexandre Pétion, la république du Nord gouvernée par Henri Christophe et la république du Sud gouvernée par André Rigaud. En 1820 ? Haïti a été réunifiée par Jean-Pierre Boyer. Ce même Boyer a broyé l’armée espagnole et occupé la partie de l’Est et cette fois réunifié l’île entière. Il gouverna l’île jusqu’en 1843 et fut renversé dans un coup d’état par Charles-Rivière Hérard.
Haïti a connu une détente au cours des deux dernières décennies du 19e siècle. Après le renversement successif de Sylvain Salnave et Nissage Saget entre 1869 et 1874, c’était le tour de Michel Domingue qui avait voulu, suivant, l’histoire frayer un sentier démocratique. Il passa pacifiquement le pouvoir à Lysius Salomon, un geste qui avait permis une réforme monétaire, la renaissance culturelle et l’épanouissement de l’art haïtien. L’économie haïtienne était stable, les conditions socio-politiques étaient très bonnes, et la production du sucre et du rhum était abondante. Tout comme les Haïtiens sont éternellement condamnés à gérer la guerre fratricide, maintenant les intellectuels haïtiens, menés par Louis-Joseph Janvier et Anténor Firmin, s’engagent dans une guerre littéraire par rapport aux préjugéss sociaux. En fin, cette période de détente prit fin en 1911 pour se resubmerger dans le bourbier. De 1911 à 1915, Haïti a connu six présidents différents :
Cincinnatus Leconte
14 août 1911 à 8 août 1912
Tancrède Auguste 8
août 1912 à 2 mai 1913
Michel Oreste 4 mai
1913 à 27 janvier 1914
Oreste Zamor 8
février 1914 à 27 octobre 1914
Davilmar Théodore 7
novembre 1914 à 22 février 1915
Vibrun Guillaum Sam 9
mars 1915 à 27 juillet 1915
Tous ces présidents sont emportés par la violence due à l’immaturité des Haïtiens qui n’ont jamais grandi et respecté les normes de la discipline. Il y a toujours des Haïtiens sans aveu qui, constamment, se réclament de révolutionnaires tandis qu’ils ne sont pas même justifiables de la liberté. En réalité, ce sont ces désordres qui vont faciliter le débarquement des Américains et dix-neuf ans d’occupation.
En 1910, il existait une mini communauté allemande en Haïti, environ 200 ressortissants allemands. La puissance économique de cette communauté en Haïti était alors exponentielle, elle augmentait de manière continue et rapide. Les Germano-Haïtiens contrôlaient 80% du commerce international du pays; ils possédaient et opéraient le port principal de Port-au-Prince, le tramway qui n’existe plus aujourd’hui, et le chemin de fer qui desservait la plaine du Cul-de-Sac. En plus de cela, la communauté allemande s’intégraient dûment dans la société haïtienne; ils se mariaient avec les mulâtres : surtout les plus prééminents. Par conséquent, le désarroi ou le trouble moral qui entraîne toujours l’indécision de la politique haïtienne et l’établissement des Allemands en Haïti vont constituer un prétexte bifactoriel dans la facilitation de l’intervention des oiseaux râpasses en Haïti.
Envieux du progrès des Allemands en Haïti, le ministère des affaires étrangères américain ( State Department ) a mis sur pied un consortium d’investisseurs américains menés par National City Bank of New York qui plus tard prendra le contrôle de la Banque Nationale d’Haïti, la seule banque commerciale du pays. Les acteurs américains ont dû construire la scène sur laquelle ils vont exécuter le scénario de l’occupation de la terre de Dessalines.
Le 9 mars 1915, après les déboires des présidents éphémères qui aboutissaient dans l’exile et dans de pertes de vies, c’était l’avènement au pouvoir de Vilbrun Guillaum Sam qui ne tardera pas à établir sa féroce dictature, et qui immédiatement rendra réel le rêve américain. Étant confronté à une révolte, Vilbrun Guillaum Sam a massacré un grand nombre de prisonniers politiques, environ 167. Par contre, une foule en furie a pris sa revanche et a lynché président Sam le 27 juillet 1915. Voilà la goutte d’eau qui va faire couler le vase. Tout de suite après la mort de Vilbrun G. Sam, les investisseurs Nord-Américains ont alerté le président Américain, Woodrow Wilson qui ne se fit pas attendre pour exécuter le plan d’occupation. Le 28 juillet 1915, les blancs encore une fois foulent le sol noir et foulent aux pieds l’honneur des ancêtres.
L’occupation Américaine suscita plus de misère, plus d’humiliation, plus de larmes en Haïti : les marines américains ont massacré un grand nombre d’Haïtiens qui revendiquaient leurs droits à Carrefour-Marche-à-Terre, Les Cayes, plus de 30,000 Haïtiens ont fui le pays pour se rendre à Cuba et en République Dominicaine en fonction des mauvais traitements qu’ils recevaient des occupants. Sous la supervision des marines américains, l’ Assemblée Nationale Haïtienne a élu Philipe Sudre Dartiguenave président d’Haïti qui signera aussitôt un traité avec les Américains pour mettre Haïti sous protectorat, une forme de colonisation dans laquelle le pays dépend des États-Unis. L’occupation américaine a coûté la vie à plus de 15,000 Haïtiens. Les Américains considéraient les mulâtres comme une ethnie civilisée ; les trois présidents haïtiens Durant l’occupation : Philipe Sudre Dartiguenave, Louis-Borno et Sténio Vincent étaient mulâtres. En 1917, Les Américains ont dissout l’Assemblée Nationale Haïtienne de la pré-occupation, mis sur pied une nouvelle Assemblée Nationale et réécrit eux-mêmes la constitution haïtienne. La nouvelle Assemblée Nationale a été également dissoute d’avoir refusé d’entériner la nouvelle constitution qui permet les étrangers de posséder des propriétés ou des domaines en Haïti.
En 1919, un soulèvement mené par Charlemagne Péralte s’est voué à acculer l’ennemi à la mer, malheureusement, il a été infiltré et tué par Conzé son propre congénère à la solde des envahisseurs. En février 2004, les nègres domestiques ont une nouvelle fois invité les blancs à les réoccuper tout en enlevant leur président. L’occupation est une mode pour les Haïtiens, s’ils ne sont pas occupés ils ne sont pas à la mode. « les fous font les modes, les sages les portent » disent les Français : alors quand on est à la mode, on est fou ! Aujourd’hui l’hymne national haïtien est comme suit :
René Garcia Préval et
son Entourage.
États-Unis et tous
les maîtres.
Nations unies !
Nations unies !
Dans nos rangs seuls
les traîtres,
Du sol sont les
grands maîtres.
Nations Unies !
Nations Unies!
États-Unis et tous
les maîtres
Nations, Nations,
Nations unies !
États-Unis et tous
les maîtres.
17 octobre 2006, L’assassinat de Dessalines est commémoré par une bande de nègres domestiques qui ne peuvent se passer de leurs maîtres. Ils s’endorment sur leurs lauriers, alors que Haïti se glisse de plus en plus dans le bourbier créé par leur inertie, leur ignorance et leur couardise. Comment peut-on commémorer une victoire perdue dans le fatalisme des noires aux âmes blanches ? Une doctrine selon laquelle on ne peut modifier le cours des événements fixés par le destin géopolitique, et à laquelle s’accroche sempiternellement la plupart des sous-hommes de cette terre, une Haïti au bord de la tombe ? Oui, si Dessalines pouvait voir cela il retournerait dans sa tombe
Dessalines à la
saline.
1er janvier 1804,
c’était la gloire.
1er janvier 2004,
c’étaient les déboires.
Haitiens ! Si nous
devons mourir !
Mes frères ! Si nous
devons périr !
Que nous mourions
pour nos ancêtres
Que nous résistions à
nos maîtres.
Et que nous fassions
des vagues . . .
Pour sortir Haïti du
creux de la vague.
Aux Cayes les Américains ont massacré les Haïtiens lors de l’occupation cruelle. En 2006, la soldatesque onusienne a massacré les habitants de Bélair, des Haïtiens sur leur propre sol. Leurs frères les taxent d’énergumènes « chimè ». L’occupant est le Bon Dieu.
Pourquoi 200 ans de déchirement fraternel? Notre évolution est encore statique. Pourquoi ne changeons-nous pas nos fusils d’épaule ? Armons-nous de la liberté ?
Notre indépendance et notre liberté sont perpétuellement hantée par les interminables guerres fratricides, un cycle qui, par tous les moyens, doit être brisé en vue du salut de la nation. Depuis que sapiens est sapiens, les coups d’état et les élections truquées, certes, prolifèrent, mais leurs résultantes restent toujours un cauchemar. Il faut que nous embrassions une nouvelle méthode : trente-trois ( 33 ) coups d’état dont l’enlèvement d’un président, les expectatives ne reviennent qu’au même. Trois ( 3 ) interventions militaires américaines et deux ( 2 ) occupations. Aimons-nous la liberté ? Ah ! Les Haïtiens n’ont pas d’occupation, alors il leur faut l’occupation ! Haïti ne sortira jamais du creux de la vague que par un changement radical : oui, il nous faut une révolution unique en son genre pour extirper totalement le mal qui nous poursuit. Vive la révolution ! Vive Haïti ! La Shana Aba ba Haïti.
Fin !