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Articles divers
TELLE JEUNESSE TELLE SOCIÉTÉ
LUCCEUS
Bobanoit (collaboration spéciale)
Étudiant en
théologie
Université chrétienne
du Nord d'Haïti (UCNH)
Nous vivons dans une société qui est envahie par des matérialistes, des épicuriens, des mécréants. Une société où l’immoralité devient la monnaie courante. La moralité a perdu toute sa vraie valeur. C’est plutôt la corruption de toutes sortes qui règne. Les hommes ne s’intéressent plus à la jeunesse et la jeunesse elle-même se perd et se retrouve dans les bras de l’acool, de la violence, de la délinquance et du kidnapping etc. On se demande qui va lui tendre la main? Cependant, tout le monde l’ignore !
Que pouvons-nous répondre s’il arrive de dire quelque chose?
On a souvent dit: « un pays où la jeunesse est méprisée est comme un navire sans gouvernail, un aveugle sans guide. » C’est-à-dire on ne peut pas parler de développement d’un pays sans investir dans les jeunes, sans permettre leur épanouissement. Jeter la jeunesse aux oubliettes c’est précipiter le pays à la barbarie, c’est le ficher au sous-développement total, car la jeunesse est la base sur laquelle se repose le devenir de tout État souverain.
Il est vrai que notre pays n’encadre pas les jeunes et surtout ceux des provinces mais, pouvons-nous rejeter la responsabilité sur l’État seul?
Les Jeunes de nos jours!
«La jeunesse est le seul témoin du passé dans l’histoire à l’avenir » dit un vieil adage. Il paraît que les jeunes de nos jours ne parviennent même pas à déchiffrer la vie sous son vrai aspect. Etant donc inconscients de la valeur de leur existence, ils se livrent tête baissée vers les choses malsaines de la vie. On dirait que cette jeunesse est fanée dès l’aurore.
Beaucoup d’entre eux vont à l’école sans savoir pourquoi. Parfois, ils dupent leurs parents qui pensaient qu’ils sont en classe alors qu’en réalité ils vont ailleurs prendre leur plaisir. Parfois, ils déclarent la guerre même aux professeurs. D’ailleurs, ils sont fatigués avec cette question d’étudier, répètent souvent certains d’entre eux et s’impatientent de mettre un terme à leurs études. Ils contractent un grand nombre de mauvaises habitudes, imitent les mauvaises moeurs des autres pays, (pas d’originalité et de fierté) se rendent indigne de la vie.
Où sont les cadres ?
On dit souvent que les universitaires sont la tête pensante d’un pays mais, dans notre société c’est le contraire. Nos universitaires sont plus calés dans la théorie que dans la pratique, ils sont plus idéalistes que réalistes, ils ne sont que des visionnaires sans actions qui se mettent à l’extrême.
Regardez! Partout dans les rues, les immondices, les moustiques nous empêchent même de respirer. Pas d’arbres pour nous protéger contre le soleil etc. Donc, on existe mais on ne vit pas. Cette situation s’aggrave et risque de nous marginaliser davantage sur l’échelle mondiale.
Par ailleurs, un autre qui a terminé ses études universitaires parle partout où il passe comme un grand intellectuel mais habite un quartier d’analphabètes. Ce qui est reprochable c’est qu’il a la possibilité de former les gens de son entourage, mais il préfère les soulever pour demander à l’état le pain de l’instruction.
Certes, ils créent des clubs, des groupements, mais dans quels objectifs? Leurs objectifs visent toujours à trouver de l’aide des blancs. Pourtant, matin, midi et soir on accuse les blancs d’être responsables de notre situation. Ne sommes-nous pas hypocrites?
Mais, arrêtons de dénigrer notre jeunesse!
Nous nous demandons y a-t-il encore de l’espoir pour Haïti avec cette Jeunesse? Cette interrogation nous est posée presque chaque jour mais...
Allons plus loin pour dire que notre jeunesse est capable de redonner l’espoir, elle est douée et elle peut réaliser de grandes choses chez elle comme à l’extérieur. Le dilemme dans lequel elle se trouve ne doit pas être vu sous un seul angle mais, il doit être étudié sur tous les niveaux : psychologique, sociologique, politique, théologique. Donc, après avoir étudié le problème sous ses différents aspects, alors là, on pourrait mieux comprendre la situation de notre chère jeunesse.
En tout cas, nous sommes persuadés que, si la jeunesse haïtienne avait la conscience de sa potentialité, de sa capacité et du rôle qu’elle est appelée à jouer dans la société, disons qu’elle se réveillerait aux doux sommeils de paresse et de médiocrité qui caressent ses yeux.Somme toute, l’avenir dans cette pensée : « Tant vaut une jeunesse, tant vaut une nation.»
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